L’histoire incroyable de la statue de la liberté

Histoire statue de la liberté

La Statue de la Liberté est non seulement l’emblème des États unis d’Amérique, mais elle est également l’un des monuments les plus célèbres du monde. Âgée de 133 ans, Dame Liberté est un cadeau de la France pour les États unis. Dans cet article, nous allons vous en dire un peu plus cette incroyable histoire de la Statue de la Liberté.

Le projet d’un homme politique français

L’histoire de la statue de la liberté commence avec Édouard de Laboulaye, un homme politique français. En effet, en 1865, il veut célébrer les 100 ans d’indépendance des États-Unis de manière colossale. Étant un passionné par l’histoire des États unis, c’est avec passion la guerre de Sécession, et bien avant le 100e anniversaire de la déclaration de l’indépendance américaine qu’il lance une souscription pour la construction d’une œuvre exceptionnelle.

Un œuvre de Frédéric Auguste Bartholdi

Lorsque Edouard émet l’idée d’ériger une statue aux États-Unis, un monument, parmi les convives on note un sculpteur français alsacien et prometteur Frédéric Auguste Bartholdi, âgé de 31 ans. Il est immédiatement séduit par le projet. Le problème se situe alors au niveau de la mise en place du projet, et surtout au niveau de la forme de la sculpture monumentale. De ce fait, il a fallu attendre une dizaine d’années avant que l’idée prenne réellement forme.

Le financement de la statue de la Liberté va durer… cinq ans

Lorsque la phase de la construction de la Statue de Liberté arrive, Édouard de Laboulaye, en 1875, donne le feu vert à Auguste Bartholdi. Le nom de la fameuse statue sera alors « La liberté éclairant le monde ». Toutefois, Édouard de Laboulaye est loin d’imaginer que le financement du côté français plus longtemps, alors qu’il rêve d’inaugurer en 1876 l’inauguration de la statue pour le centenaire de l’indépendance américaine. En effet, pour collecter les 400 000 francs (à l’époque) nécessaires pour débuter le chantier, un comité « l’union franco-américaine » est mis en place et il a fallu compter 5 années avant de collecter l’ensemble des fonds nécessaires (1835 -1840).

En mois de novembre, un gala est alors organisé dans une grande galerie du Louvre. 40 000 francs ont alors été collectés et avec l’adhésion de Elihu Washburne, ambassadeur américain en France, et grâce au soutien populaire et aux échos de la presse, le Congrès accepte de faire de Bedloe’s Island la terre d’accueil de la statue.

L’histoire de la statue de la liberté s’installe alors petit à petit dans l’imaginaire collectif et la hauteur prévue de la statue est de 45 m. En guise de préambule, une statue d’argile de 2,11msera alors utilisé comme maquette dans les ateliers de « plomberie et cuivrerie d’art » Monduit, Gaget, Gauthier et Cie.

1878 : La première exposition universelle du statut de la liberté

La fabrication de la main gauche et de la torche commence dans les ateliers du nord-ouest de Paris. Mais l’année suivante, à cause d’une sous-estimation des montants nécessaires, les travaux ont dû être interrompus. Grâce à une invitation de l’Union League Club pour exposer la main et le flambeau à Philadelphie, Frédéric Auguste Bartholdi profite pour vendre des photographies, des statuettes, des lithographies voir des fragments de métal extraits de la statue. Le succès est immédiat et pour réunir les fonds nécessaires, le sculpteur recommence alors son opération commerciale en France.

C’est alors qu’en 1878, lors d’une exposition universelle de Paris sur le Champ de Mars, les visiteurs payent afin de pouvoir se hisser sur la tête de la statue. En 1880, l’ensemble des fonds est enfin réuni pour terminer la Statue monumentale. La fabrication de la pièce essentielle peut alors commencer : le corps de la statue.

Gustave Eiffel : l’ingénieur de projet de construction de la Statue de la Liberté

Le principal problème que les ingénieurs de l’époque vont soulever est la suivante : « comment la statue de la Liberté va pouvoir tenir face aux vents violents qui balaient la rade de New York ? ».

Suite aux réflexions, Gustave Eiffel est nommé ingénieur principal du projet. Il apporte alors une solution innovante et révolutionnaire qu’il va appliquer dans le monde entier à ses ponts ferroviaires. La Statue de la Liberté sera alors une sorte de tour Eiffel moderne qui est revêtue d’une toge antique. Pour résister au vent, son drapé sera alors composé de centaines de minces plaques de cuivre qui va dissimuler un squelette souple constitué par un pilier central.

7 années de travail et des centaines de pièces en phase d’assemblage

De nombreux ferronniers et ingénieurs œuvrent jour et nuit sur le gigantesque chantier. On note notamment l’entreprise Monduit, Gaget, Gauthier et Cie et environ 600 plâtriers sur le chantier. L’objectif est donc de réaliser en grandeur nature le modèle d’origine. Pour cela, tout doit être calculé et rien de doit être laissé au hasard. Les ingénieurs doivent alors trouver une solution pour résoudre tous les problèmes susceptibles de se présenter. On peut par exemple citer l’eau de mer qui peut asperger la statue pendant les tempêtes, les menaces de décharges électriques… Les ouvriers vont donc glisser des tissus recouverts d’amiante pour isoler la statue. C’est aussi cette technique qui est aussi utilisée pour les navires.

L’histoire de la statue de la liberté : Un gage de paix

Après 7 ans de travail acharné, en 1882, les pièces commencent à entrer en phase d’assemblage. La silhouette commence alors à prendre forme et durant deux ans, elle devient non seulement une présence familière, mais elle est aussi aimé et louée par la presse.

Qualifié de « gage de paix », de nombreuses personnalités défilent alors pour voir la statue, et ce même avant qu’elle ne soit présentée à l’ambassadeur américain Lévi Morton à l’occasion du 4 juillet 1884. Après la présentation, la Statue sera alors démontée et toutes les pièces vont être rangées et numérotées dans 212 caisses avant de prendre la direction de la baie de New York.

Mais une fois arrivées à New York, les caisses resteront sceller pendant toute une année. En effet, sur le Bedloe’s Island, non seulement le piédestal, mais aussi les fondations ne sont pas encore terminées. Mais tout comme ce qui s’est passé en France, la réalisation de la Dame de fer sera achevée grâce au soutien populaire. En effet, Joseph Pulitzer, un patron de presse va faire appel à la générosité de ses quelques 153 000 lecteurs pour réunir les 100 000 dollars manquants. Au bout d’une année, l’ensemble est alors réuni et la construction du piédestal tirera alors à sa fin après deux ans et huit mois. Tout se met alors en place petit à petit et la statue commence à prendre petit à petit forme.

Le rêve fou du sculpteur français prend forme après plus de 20 ans

Ce n’est que le 28 octobre 1886 que Frédéric Auguste Bartholdi assiste, tout ému, à l’inauguration de la statue avec à peu près d’un million d’Américains en liesse. Malheureusement, Édouard de Laboulaye est décédé un peu trop tôt, 3 ans avant la concrétisation de son rêve fou concrétisé à l’autre bout de l’Atlantique. Des milliers de drapeaux français et américains sont alors agités avant le discours solennel du président des États-Unis Grever Cleveland.

Quelques faits importants à souligner

  • Le nom original de la statue est « La Liberté éclairant le monde », le nom Statue de la Liberté n’est donc que son surnom,
  • La couleur originale de la statue est d’un brun rougeâtre brillant (statue de bronze). Mais au cours des deux dernières décennies, la statue a changé de couleur et revêt actuellement une couleur patine verte bleutée.
  • Des fondations à son socle, la statue mesure en tout 93 m de haut avec un poids total de 225 tonnes.
  • Érigée en 1886, la dame Liberté constitue alors la structure en fer la plus haute au monde.
  • La longueur de la tablette placée dans la main la gauche de la statue mesure exactement 7,19 m et porte l’inscription « July IV MDCCLXXVI » (4 juillet 1776), date de la déclaration d’indépendance des États-Unis d’Amérique.
  • La construction de la statue et de son socle s’élève à 500 000 dollars de l’époque, soit à peu près l’équivalent de plus de 8 millions d’euros.
  • Les 7 rayons qui ornent la couronne dressée sur la tête représentent des continents.
  • Le visage représenté par la statue de la Liberté est celui de la mère Charlotte du sculpteur alsacien Frédéric Auguste Bartholdi.
  • La statue est un cadeau des Français aux Américains pour commémorer l’alliance des deux pays au cours de la Révolution américaine.
  • L’histoire de la statue de la Liberté reste non seulement un symbole de la liberté, mais elle est également classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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