Aphrodite : Histoire et mythologie de la déesse de l’amour

La déesse Aphrodite

Aphrodite est une des déesses les plus célèbres de la mythologie grecque. On la connaît aussi sous le nom de Vénus ; l’équivalent pour les Romains.

Dans les lignes à venir, nous vous proposons un petit plongeon culturel dans l’histoire de cette figure mythique. Car oui, notre passion pour les statues s’étend à celle de leur histoire. Alors certes, Aphrodite n’a pas existé au sens rationnel du terme.

Mais elle a joué un rôle symbolique essentiel. Elle occupe également une place importante dans l’art – y compris bien après l’Antiquité. Autant de raisons qui ont de quoi exciter notre curiosité, et consacrer ce billet à la déesse de l’amour.

Aphrodite : quelques informations centrales à propos de cette déesse

Voici pour commencer nos réponses aux questions les plus récurrentes à propos de cette sulfureuse entité.

De quoi Aphrodite est-elle le symbole ? Quels sont ses attributs ?

Il est intéressant de remarquer qu’Aphrodite, au sein de la mythologie grecque, est associée à l’amour dans un très large spectre. Sa légende gravite (très) souvent autour de la passion. Cela implique évidemment la séduction. Mais aussi, en amont, le désir, la tentation… et sans surprise la sexualité. Nous aurions pu utiliser le mot luxure, mais il a une connotation particulièrement chrétienne.

Au-delà des questions émotives et charnelles, et de manière plus ou moins prononcée selon les textes ou les périodes, ses prérogatives s’étendent à la reproduction et au mariage.

Une déesse de l’amour… controversée

On notera toutefois qu’Héra, une autre déesse, a également droit de cité dans les affaires matrimoniales et les questions d’enfantement. Son profil est d’ailleurs plus « fonctionnel ». Plus raisonnable ! Héra est une gardienne, une protectrice, qui veille à l’équilibre des sculptures de couples et au succès des unions.

Aphrodite s’avère plutôt du genre à semer le trouble.

Son atout principal est en effet cette extrême beauté, à faire tourner toutes les têtes. De quoi tendre vers un certain narcissisme : on la voit donc régulièrement munie d’un miroir.

Certains spécialistes n’hésitent pas à la considérer comme une déesse « de l’infidélité », puisqu’au moment d’une tension amoureuse au sommet du mont Olympe… Madame se retrouvait bien souvent en cause. Parmi ses attributs, on retrouve donc une pomme – la fameuse pomme de la discorde qu’Athéna, Héra et Aphrodite se sont disputée.

Quelle est la généalogie principale d’Aphrodite ?

Rappelons que nous ne sommes pas en train de faire de l’histoire au sens strict. Et c’est particulièrement frappant quand on étudie la généalogie d’Aphrodite.

En effet, selon les récits, Aphrodite n’a pas vraiment de parents. Elle serait fille de l’eau. C’est ce qui a inspiré, d’ailleurs, la célèbre Naissance de Vénus du peintre Botticelli.

Si l’on en croit l’Illiade d’Homère, en revanche, son père est Zeus et sa mère Dioné.

En ce qui concerne ses relations conjugales, elle a épousé Héphaïstos. Mais ses nombreux enfants lui viennent d’écarts répétés avec ses amants. Eros (l’équivalent approximatif de Cupidon chez les Romains) est par exemple né, selon les versions, de son union avec Arès. Énée, lui, vient d’une histoire avec Anchise.

Quels traits de caractère attribue-t-on à Aphrodite ?

On peut donc dire qu’Aphrodite a eu une vie sentimentale mouvementée. Et le terme reste faible. Pour arriver à ses fins, elle n’a jamais hésité à faire preuve de malice et de sournoiserie.

Cela ne l’empêche pas, au demeurant, d’être calme et empathique selon les circonstances. Elle n’incarne pas que le versant « possessif » de l’amour, mais aussi les passions sincères. C’est que le « profil » des dieux et déesses n’est jamais figé. Les nuances sont nombreuses.

La manière dont cette séductrice aimante va se comporter dépend des contextes, des enjeux… comme c’est le cas pour un(e) humain(e), finalement ! Et c’est ce qui fait toute la spécificité des divinités « païennes » : elles sont proches du commun des mortels.

Cette proximité se ressent dans l’art, aussi. Peut-être même surtout. Dès l’Antiquité, les représentations picturales et les sculptures grecques à l’effigie d’Aphrodite se sont multipliées.

Aphrodite : Une figure incontournable de l’art ancien et contemporain 

Les œuvres permettant d’admirer cette déesse de l’amour sont innombrables. Il faudrait un ouvrage entier pour les évoquer, les lister… sachant que certaines d’entre elles ont malheureusement disparu. Concentrons-nous sur les statues, puisque c’est notre domaine de prédilection !

Les experts déplorent particulièrement la disparition de l’Aphrodite de Cnide. On la doit à un certain Praxitèle, artiste sculpteur ayant vécu au III/IVe avant Jésus-Christ.

Contrairement aux créations « primitives », plus chastes, cette illustre statue femme fait complètement écho à la symbolique du personnage. Quasiment nue, parfaitement belle, on peut – selon les reproductions – percevoir la dualité de cette figure mythologique. À la fois pudique et séductrice, elle a été considérée par beaucoup comme un modèle de féminité.

De son côté, l’Aphrodite de Syracuse, dont on n’a pas su identifier l’auteur exact, est une variante un peu plus « couverte ». Bien qu’un sein apparaisse, la déesse porte un vêtement et cache l’autre partie de sa poitrine. Il est intéressant de voir que selon les sculpteurs, le « montré » et le « caché » pouvaient varier.

Finalement, et même si elle est connue sous le nom romain de notre fameuse entité, on doit mentionner La Vénus de Milo. Non, « Milo » n’est pas le nom de son auteur. Cette particule renvoie au lieu d’origine de l’œuvre, l’île de Milo.

La disparition des bras du chef d’œuvre a alimenté de nombreuses théories. On retrouve ici un compromis entre séduction et pudeur : la partie inférieure est toujours cachée mais, à l’instar de la Cnide, la poitrine est entièrement dévoilée. Il est rare que la sculpture puisse en dire autant sur le rapport d’une communauté, voire d’une civilisation au corps et à la sexualité.

La déesse Aphrodite : il reste tant à découvrir…

Nous espérons que ces informations vous ont intéressé ! De notre côté, nous sommes toujours fascinés par la richesse et la complexité de la mythologie grecque.

Bien plus que de petites histoires à se raconter au coin du feu, ces récits permettent d’accéder, au moins en partie, aux mentalités, à la psyché, à la culture évidemment d’une époque où la fable occupait l’esprit de tout un chacun.

Aphrodite matérialise l’éternité de l’amour, de la passion. Entre création et destruction, elle permet de réfléchir aux plaisirs et aux dangers du désir. N’hésitez pas à vous renseigner davantage sur cette déesse : elle est au carrefour de nombreux arts, et de rêves intemporels. C’est sans doute ce qui rend les statues à son effigie aussi sublimes.


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